Pyramide des prix dans la traduction. Quel est votre rang ?

Dans cette analyse, je vais comparer la pyramide des prix dans l’industrie de la traduction avec la pyramide sociale basée sur les rôles et fonctions des différentes personnes et professions, qui existaient dans l’Egypte ancienne. Si vous en arrivez à l’idée que la structure de la société humaine n’a pas vraiment changé au cours des cinq mille dernières années depuis l’époque de l’Égypte antique, je suis d’accord avec votre conclusion.

pyramide-sociale-egypte-tarifs-traduction-traducteur-rang-esprit-freelance

Pyramide sociale basée sur les rôles et fonctions dans l’Egypte ancienne.

Pharaon > Client

Égypte ancienne : Tout le monde travaillait pour le pharaon.

Marché de la traduction : Le client, est donc le “pharaon” qui se trouve au sommet de la pyramide des tarifs de traduction. Il y a de nombreuses couches intermédiaires dans cette pyramide, et le montant qui sera payé au traducteur est déterminé principalement en fonction du niveau qui est attribué à chaque traducteur dans la pyramide des prix.

Esclaves > Traducteurs (plateformes)

Egypte ancienne : Au bas de la pyramide de l’Egypte ancienne se trouvaient les esclaves. Ils devaient accomplir les tâches les plus ardues, travaillant essentiellement en échange de nourriture.

Marché de la traduction : Au bas de la pyramide se trouvent les traducteurs travaillant pour les plateformes de traduction. Comme les esclaves dans l’Egypte antique, les traducteurs des plateformes sont censés travailler pour un tarif ridicule.

Paysans > Traducteurs (agences low-cost)

Egypte ancienne : Le travail des paysans était de travailler dur pour nourrir tout le monde, des esclaves au pharaon.

Marché de la traduction : Les traducteurs, qui travaillent dans des agences de traduction low-cost sont classés comme la classe paysanne dans l’Egypte ancienne. Ils peuvent probablement se permettre de manger mieux de temps à autre, mais leur régime alimentaire ne comprend probablement pas de viande, et ils doivent travailler énormément. Comme les paysans il y a quelques milliers d’années, ce qu’ils obtiendront de leur travail dur et monotone sera très modeste.

Artisants et Commerçants > Traducteurs (agences de traduction internationales)

Egypte ancienne : Les commerçants et les artisants étaient de simples employés, et ne travaillaient pas pour leur propre enrichissement.

Marché de la traduction : Ce sont des traducteurs qui travaillent pour diverses agences de traduction. Certains de ces traducteurs sont relativement bien payés, mais la plupart d’entre eux ont un faible revenuCes traducteurs vivent dans des pays différents et travaillent pour des agences de traduction internationales, c’est pourquoi il existe des tarifs différents. Cette différence n’existait pas dans l’Egypte ancienne, où le niveau de compensation économique dépendait probablement uniquement ou principalement du niveau de compétence du commerçant ou de l’artisan puisque tous les Egyptiens vivaient dans le même pays et travaillaient pour le même pharaon. Quelques centimes par mot n’est peut-être pas un tarif bas pour un traducteur vivant au Brésil ou en Thaïlande, mais le même prix ne suffirait pas à couvrir les besoins d’un traducteur vivant en Europe de l’Ouest ou en Amérique du Nord.

Scribes > Traducteurs expérimentés

Egypte ancienne : Ce sont des fonctionnaires qui savaient lire, écrire et compter.

Marché de la traduction : Un bon pourcentage de traducteurs expérimentés et hautement qualifiés correspondrait probablement à la couche des scribes dans la pyramide des professions de l’Egypte ancienne. Ces traducteurs sont très bien payés.

Soldats > Agences de traduction 

Égypte ancienne : Les soldats, dont la fonction était de s’assurer que tout le monde respectait les ordres.

Marché de la traduction : Leur travail est important parce qu’ils doivent respecter et maintenir la discipline dans les groupes de différents types de traducteurs.

Vizirs, prêtres et nobles > Traducteurs sans intermédiaire

Égypte ancienne : Les prêtes et les nobles font partis de la classe dirigeante. Le plus haut fonctionnaire du gouvernement, appelé le Vizir, a été nommé directement par le Pharaon qui était au sommet de la pyramide en tant que souverain suprême de tous les peuples de l’Egypte ancienne. Dans l’Egypte ancienne, il fallait être un vizir, ou au moins un prêtre ou un noble, pour avoir la possibilité de traiter directement avec le pharaon.

Marché de la traduction : Il suffit de trouver où se cache votre client direct – Pharaon – et de trouver un moyen de lui offrir vos services, sans passer par un intermédiaire.


Après plusieurs année d’efforts pour résoudre ce puzzle, je suis heureuse de m’apercevoir que la plupart de mes clients sont maintenant des pharaons.

En espérant que cet article aidera certains traducteurs à se rendre compte qu’il n’existe pas qu’un seul « marché ». Si vous pensez que cet article sur la pyramide des prix dans la traduction est intéressant, n’oubliez pas de le partager ! 

Publicités

2 réflexions sur “Pyramide des prix dans la traduction. Quel est votre rang ?

    • Esprit Freelance dit :

      Merci pour ton commentaire !
      Oui, tu as bien raison. C’est avec l’expérience qu’on devient un traducteur scribe, ou mieux encore, un traducteur vizir 😉

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s