Traducteur automatique vs. traducteur humain

Avec les nouveaux développements technologiques et l’accès accru aux outils de traduction électronique pour les traductions automatiques, certains pensent que cette technologie remplacera éventuellement le traducteur humain. Les traducteurs humains sont-ils vraiment indispensables au processus de traduction, ou leur travail peut-il être simplifié et traité mécaniquement ? Il ne faut pas oublier que les langues sont pleines d’ambiguïtés et de règles complexes que même un ordinateur ne peut résoudre avec succès. Comme tous les traducteurs le savent, le processus de traduction ne se limite pas à remplacer les mots du texte source par ceux de la langue cible. Ce processus implique l’utilisation de connaissances sémantiques, syntaxiques, culturelles et grammaticales pour interpréter le vrai sens des phrases et s’assurer que l’idée est clairement transmise aux lecteurs natifs.

Un peu d’histoire

Raconter l’histoire de la traduction automatique est un défi, car il s’agit d’un domaine de plus en plus vaste et controversé, surtout en ce qui concerne l’avenir du métier de traducteur. De nos jours, de plus en plus d’entreprises tentent de réduire leurs coûts de traduction et misent sur la traduction automatique. Qui n’a pas rencontré un projet de relecture présumé qui s’est avéré être une traduction « brouillon » générée automatiquement par le traducteur automatique d’un moteur de recherche populaire sur Internet ?

Pour commencer, nous allons entrer dans une machine à remonter le temps pour remonter au siècle dernier afin d’y trouver les premières véritables tentatives d’automatisation des processus de traduction. C’est en 1954, que le premier prototype de Traducteur Automatique – un système mis au point conjointement par l’Université de Georgetown et IBM – fut dévoilé publiquement. Il ne traduisait que 49 phrases du russe vers l’anglais, son vocabulaire n’était que de 250 mots et il n’avait que 6 règles de grammaire. Toutefois, la démonstration a été un grand succès et a permis d’accroître le financement de la recherche de la Traduction Automatique. Cependant, les résultats de l’époque ne sont pas si brillants et la déception est venue en 1966 avec le rapport de l’ALPAC (Automatic Language Processing Advisory Committee), qui a enquêté sur l’état de la Traduction Automatique. Le comité a conclu que la Traduction Automatique était plus lente, moins précise et deux fois plus coûteuse que la Traduction Humaine. Bien que ce rapport ait eu ses détracteurs, la vérité est que, par conséquent, l’investissement dans le développement de nouveaux outils de Traducteur Automatique a été stoppé. Ce n’est que quelques années plus tard, dès 1976, que le système Systran a été installé au sein de la Commission de la Communauté Européenne pour répondre au besoin croissant de toute la documentation à traduire. Et plus tard, dans les années 1980, l’essor des ordinateurs personnels a contribué au développement des systèmes de Traducteur Automatique dans différents pays.

Cependant, il n’existe toujours pas de système qui assure le Saint Graal d’une traduction entièrement automatique de haute qualité.

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Un peu d’histoire sur la traduction automatique (Image : Free-Photos – Pixabay)

 

Les problèmes de la Traduction Automatique

La Traduction Automatique nous aide à traiter de grandes quantités d’informations et sa qualité peut être bonne dans certains textes, mais elle n’est pas toujours aussi efficace. Il faut garder à l’esprit qu’un ordinateur a besoin de règles précises pour traduire d’une langue à l’autre. La difficulté du traitement de la langue naturelle est la difficulté de trouver les règles exactes.

Les chercheurs dans le domaine de la traduction automatique continuent à détecter des erreurs courantes dans ce type de traduction : inexactitudes terminologiques, sens erronés, mots non traduits (les mots qui ne sont pas inclus dans le programme ou si l’original contient des erreurs, ils sont laissés dans la langue d’origine), répétitions, altérations dans l’ordre des mots, utilisation incorrecte des prépositions et des temps verbaux, …

Machine ou humain ?

La traduction automatique en ligne peut être utile pour une personne qui souhaite comprendre rapidement un texte écrit dans une langue qu’elle ne connaît pas. Une personne qui veut comprendre les caractéristiques d’un produit a besoin d’une solution simple et rapide. Mais traduire un texte littéraire, un poème, un document complexe, c’est déjà une autre histoire.

Comme il n’y a pas d’intervention humaine dans le processus de traduction automatisé, le résultat n’est pas garanti. Les erreurs linguistiques de toutes sortes sont fréquentes : sémantique, grammaires, erreurs de style, etc. Beaucoup de ces erreurs sont détectées à première vue, mais si la langue cible n’est pas maîtrisée, certaines de ces erreurs peuvent être considérées comme bonnes. Il est donc important que la traduction soit effectuée par des traducteurs humains et non par des machines, afin d’obtenir un résultat professionnel et fiable.

Le recours à des Traducteurs Automatiques peut discréditer le traducteur professionnel et mine la crédibilité de l’industrie de la traduction en général. Il est vrai que la Traduction Automatique offre la rapidité, mais le traducteur humain garantit des résultats fiables et de qualité.

C’est pourquoi, la fonction d’un traducteur automatique est plutôt celle d’un dictionnaire. Il est utile pour rechercher des mots, cependant, lors de la traduction de phrases, des erreurs de cohérence, de fausses significations, des répétitions inutiles se produisent.

Machine et humain

Pour obtenir un produit de qualité, l’interaction homme-machine doit obligatoirement suivre quelques phases :

  • Vérifier le texte à traduire avant de l’insérer dans la machine pour résoudre des ambiguïtés qui peuvent exister dans le texte ou corriger des erreurs que le système ne peut pas détecter.
  • Réaliser la traduction de façon à ce que, pendant le processus, la machine donne au traducteur plusieurs options pour que ce dernier détermine la meilleure solution.
  • Examiner et corriger le produit résultant du programme de traduction automatique.

L’interactivité entre le traducteur humain et la machine doit être équilibrée. Le niveau optimal de collaboration sera atteint, lorsque la machine assistera le traducteur avec tous les outils disponibles et qu’elle consultera en même temps le traducteur sur tous les cas de difficulté, tels que le style ou les ambiguïtés.

Et dans l’avenir ?

En général et jusqu’à présent, les méthodes utilisées dans le développement des systèmes de Traduction Automatique n’ont pas été en mesure de résoudre bon nombre des ambiguïtés que présentent les langues naturelles, ce qui se reflète dans la mauvaise qualité des traductions obtenues grâce à ces systèmes (article).

Les systèmes de Traduction Automatique par ordinateur sont une aide, mais pour l’instant ils ne vont pas remplacer le Traducteur Humain. Pour obtenir un texte de qualité, rien ne vaut la confiance d’un professionnel.

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